Écriture cyrillique et problèmes de translittération
Le bulgare utilise un alphabet cyrillique avec des caractères comme Ъ (représentant une voyelle, contrairement au russe où c'est un signe dur) et Щ (prononcé « sht » en bulgare, et non « chtch » comme en russe). Confondre le bulgare avec le russe et appliquer les règles de translittération russes cause des erreurs de noms dans les dossiers judiciaires et les documents d'immigration.
Terminologie administrative post-communiste
Les documents juridiques et civils bulgares conservent une terminologie de l'ère communiste — références au « народен съвет » (conseil populaire), au « ТКЗС » (fermes collectives) et aux formats de documents plus anciens. Les interprètes doivent expliquer avec précision ces références institutionnelles historiques lorsqu'elles surgissent dans les témoignages sur la provenance des documents ou l'histoire personnelle.
Formats de documents UE vs. nationaux
Depuis l'adhésion de la Bulgarie à l'UE en 2007, les documents peuvent être émis au format multilingue européen ou au format bulgare traditionnel. Les interprètes doivent comprendre les deux systèmes et reconnaître les différentes autorités administratives — община (municipalité), ГРАО (état civil GRAO) et НЗОК (Caisse nationale d'assurance maladie) — mentionnées dans les témoignages.
Suffixation de l'article défini
Le bulgare attache de manière unique les articles définis en suffixes avec trois formes démonstratives : « документът » (le document-ci), « документа » (le document-là). Dans les témoignages juridiques, les témoins peuvent utiliser différentes formes d'articles pour le même concept, et les interprètes doivent reconnaître qu'il s'agit de la même entité sans confusion.