Système honorifique Keigo
Le japonais possède trois niveaux distincts de langage honorifique — sonkeigo (尊敬語), kenjōgo (謙譲語) et teineigo (丁寧語) — qui encodent la hiérarchie sociale, la déférence et la formalité. Les témoignages juridiques et les procédures judiciaires exigent le registre le plus élevé ; les interprètes doivent instantanément calibrer entre ces niveaux lorsqu'ils rendent le discours japonais en anglais neutre, en préservant le niveau de respect et de positionnement social voulu par le locuteur.
Communication indirecte et implication
Les locuteurs japonais transmettent fréquemment le sens par l'implication, l'ellipse et le contexte plutôt que par une déclaration directe. Des expressions comme "ちょっと難しいですね" (c'est un peu difficile) signifient souvent "non" en pratique. Les interprètes doivent transmettre fidèlement le sens voulu — et pas seulement les mots littéraux — surtout dans les procédures juridiques où l'ambiguïté peut affecter l'issue de l'affaire.
Vocabulaire technique et de propriété intellectuelle
Les principales industries japonaises — automobile (Toyota, Honda, Nissan), électronique (Sony, Panasonic, Toshiba), jeux vidéo (Nintendo, Sega) et pharmaceutique (Takeda, Astellas) — génèrent un volume énorme de litiges de propriété intellectuelle et de dépositions de brevets. Nos interprètes maîtrisent le vocabulaire technique spécialisé couvrant la fabrication de semi-conducteurs, l'ingénierie automobile, les composés pharmaceutiques (特許/tokkyo = brevet, 侵害/shingai = contrefaçon) et l'architecture logicielle.
Traitement simultané des écritures
Le japonais utilise trois systèmes d'écriture simultanément — Kanji (漢字), Hiragana (ひらがな) et Katakana (カタカナ) — et les interprètes doivent traiter des documents, des pièces à conviction et des témoignages écrits qui mélangent librement les trois écritures. Les documents juridiques utilisent des composés formels en Kanji (供述調書/kyōjutsu chōsho = procès-verbal de déclaration) qui diffèrent considérablement du japonais parlé.