Terminologie militaire et politique érythréenne
Les dossiers d'asile érythréens font référence à des structures militaires et politiques spécifiques — sawa (ሳዋ) camp d'entraînement militaire, giffa (ግፋ) rafles de conscription forcée, l'appareil du parti FPDJ (Front populaire pour la démocratie et la justice) et les désignations de grade propres aux Forces de défense érythréennes. Nos interprètes comprennent ces références et les transmettent avec précision aux juges de l'immigration.
Dialectes tigrinya érythréen vs éthiopien
Le tigrinya érythréen et le tigrinya éthiopien diffèrent par le vocabulaire, la prononciation et les références culturelles. Un demandeur d'asile érythréen utilise une terminologie administrative différente (ministère de l'Administration locale) d'un réfugié tigréen (système des kebele). Nos interprètes sont assignés par pays d'origine pour une communication précise.
Interprétation sensible aux traumatismes
De nombreux clients parlant le tigrinya sont des survivants de conscription forcée, de violences sexuelles dans les camps militaires, de trafic du Sinaï ou du conflit du Tigré. Les interprètes doivent traiter des témoignages explicites avec un sang-froid professionnel tout en transmettant fidèlement le poids émotionnel — sans aseptiser ni atténuer les récits traumatiques essentiels aux demandes d'asile.
Écriture guèze et translittération des noms
Les noms en tigrinya rendus à travers l'écriture guèze (ፊደል) produisent des orthographes anglaises très variables — « ብርሃነ » peut apparaître comme Berhane, Birhane ou Berhanè. Les interprètes doivent confirmer l'orthographe des noms avec les clients et signaler les incohérences de translittération susceptibles d'affecter les résultats des dossiers USCIS.