Système de cas grammaticaux roumain
Contrairement aux autres langues romanes, le roumain conserve un système complet de cas (nominatif, accusatif, génitif, datif, vocatif) qui modifie les terminaisons des mots tout au long du discours. Les interprètes doivent analyser les témoignages déclinés pour déterminer correctement les relations sujet-objet — "fetei" vs. "fata" peut indiquer "de la fille" vs. "la fille", une distinction critique dans les témoignages juridiques.
Différences dialectales entre roumain et moldave
Bien que linguistiquement identiques, les locuteurs roumains et moldaves utilisent des expressions familières, des emprunts au russe (en moldave) et des références culturelles différents. Les locuteurs moldaves peuvent alterner avec le russe, surtout lorsqu'ils discutent de documents de l'ère soviétique ou de contextes transnistrien. Nos interprètes maîtrisent les deux variétés sans difficulté.
Vocabulaire de la traite et de l'exploitation
La Roumanie et la Moldavie sont des pays sources importants pour la traite des êtres humains — nos interprètes sont formés à l'interprétation tenant compte des traumatismes pour les affaires de visa T, comprenant la terminologie liée à l'exploitation du travail, à la traite sexuelle, à la servitude pour dettes et aux tactiques de manipulation psychologique (comme le recrutement par la méthode du loverboy) documentées dans les affaires de traite roumaines.
Suffixation de l'article défini et registre formel
Le roumain attache l'article défini à la fin des noms ("certificatul" = le certificat ; "tribunalul" = le tribunal), ce qui affecte la manière dont les termes juridiques et institutionnels formels sont rendus en interprétation simultanée. Le registre formel/littéraire des procédures judiciaires roumaines contient des termes juridiques d'origine latine qui diffèrent considérablement du langage courant.